04 juillet 2006
Les grandes chaleurs et notre déresponsabilisation
Bonjour à tous,
L'arrivée des grandes chaleurs me rappelle l'été 2003. Vous vous souvenez les 13000 personnes mortes dans la région parisienne. Ce qui me saute aux yeux, c'est que à côté de ces 13000 personnes il y a au moins 13000 x 5= 65.000 personnes qui ne sont pas senties assez importantes à ce moment là pour venir porter assistance. Au moins 2 ou 3 voisins et autant de membres de la famille. Et je suis assez prudent dans le comptage.
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Loin de moi l'idée de les culpabiliser, je m'en garderais bien. Par contre cette photo est assez révélatrice de ce qui se passe aujourd'hui dans le sentiment collectif d'inutilité sociale. Serions-nous devenus complètement assistés au point de nous déresponsabiliser de ce qui se passe autour de nous à ce point.
Que se passe t'il en réalité ? Plusieurs éléments participent à ce phénomène dont un me paraît fondamental. "On" ne compte plus sur nous pour rien. Genre on paye notre dîme et les pouvoirs Publics n'ont qu'à s'occuper du reste. Parce qu'aujourd'hui, on peut bien parler de dîme ou à tout le moins de punition tant l'impression est d'être gouverné par des seigneurs qui ceci dit n'osent même plus employer le mot "contribution" pour parler des divers taxes et impôts. "On" a réussi à nous enlever cette chouette notion du Pouvoir contribuer à la chose publique et sociale.
La preuve ? Avez-vous déjà entendu dire un personnage politique vous dire: "Je compte sur vous !"
Tout est donc fait insidieusement pour nous laisser penser que nous n'avons plus de pouvoir, même celui d'aller sonner à côté chez une vielle dame pour lui demander si tout va bien. Quand un système tout entier fonctionne ainsi, ce n'est même pas la peine d'essayer de savoir à qui la faute parce que c'est tout le monde.
Ce qui est chouette c'est que la solution réside aussi chez tout le monde. Comment ? Comme d'habitude, s'approprier le plaisir de faire plaisir, et se laisser aller dans le fluide de ses envies d'appartenance sociale voire citoyenne.
Que cela aille bien pour vous.
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