20 décembre 2005
Harmonie Ethique
Mauvaise conscience, culpabilité, sentiment d'inutilité sociale et politique, non appartenance, manque d'estime de soi sont autant de d'éléments qui nous enferment dans la résignation quotidienne et nous prive du simple plaisir d'exprimer notre pouvoir de bienveillance. Comment faire pour éliminer cette chape de béton entretenue par la presse qui nous harcèle moralement tous les jours avec l'image pitoyable qu'elle nous renvoie de nous-mêmes tous les jours. Et il n'y a pas qu'elle. Les autorités publiques également, nous bombardent de lois régissant nos moindres faits et gestes comme si nous n'étions plus capables de faire la différence entre le bien et le mal.

Comment revenir à un état serein, en accord avec soi sans pour autant tout quitter et s’engager dans un ONG en Afrique ou en Asie ? Je pense que l’image des moines bouddhistes peut nous indiquer la voie à suivre. Ils vivent leur harmonie dans la méditation. Leur sagesse agit sur le Monde entier comme si ils étaient notre conscience. Ils se « contentent » de leur méditation pour être en « Harmonie Ethique ». N’est-il pas suffisant de penser le bien pour être bien ? Je pense que oui. Vous serez d’accord avec moi, que si tout le monde était dans cette dynamique, le Monde serait idéal.
Comment faire à notre niveau de simple citoyen occidental et baigné dans la culture judéo-chrétienne pour se satisfaire de méditation ou à tout le moins penser le bien. Ce savoir être, n’est-il pas la base pour s’approcher de la conscience d’appartenir à la planète sachant que nous n’avons pas cette sagesse innée, malheureusement pour nous. Ceci dit nous avons malgré tout quelques philosophes occidentaux qui aident à nous mettre sur la bonne voie : Kant, Jung, Spinoza, voire Marx. J’irai même jusqu’à prétendre, moi athée, que l’Homme Christ devait à mon avis avoir atteint la sérénité d’être en accord avec lui. La propagande et le rattrapage politique nous l’a présenté comme l’homme parfait auquel il fallait absolument ressembler sous peine des pires châtiments divins. La chape de culpabilité commence là.
Si la résignation est la principale cause de notre inertie et donc de notre mauvaise conscience, la culpabilité est en est la source. Nous avoir présenté l’homme idéal comme étant celui qui se sacrifie pour les autres est complètement antinomique avec notre individualisme. Celui-ci entendu comme une vertu à s’occuper de soi pour être à même de pouvoir partager sans s’oublier.
Des quelques phrases ou pensées qui suivent, n’est-il pas possible de se mettre en route vers l’harmonie, le bien-être avec soi ?
Tout est dans tout. Et donc il y a une part de moi chez l’autre accessible par l’empathie.
L’éthique comme vertu participe à son bonheur.
L’Univers est quantique. Chaque geste ou pensée induit quelque chose autour de soi.
Pratiquement, qu’est ce que cela veut dire pour notre cerveau pratico-pragmatique et comment cela peut se traduire en comportements quotidiens satisfaisants accessibles au plus grand nombre d’entre nous, y compris ceux qui n’ont aucune envie de rentrer dans des réflexions transcendantales et méta-physiques. Je propose deux préalables :
C’est la dynamique qui est importante pas l’objectif en tant que tel, bien difficile à définir d’ailleurs.
On parle de ressenti. Personne d’autre que vous n’est à même de déterminer ce qui est bien ou pas. Le premier ressenti est l éthique entendue comme étant simplement la vertu d’être avec les autres et la nature comme on aimerait qu’on agisse avec soi.
J’en ai déjà parlé dans un post précédent, un système de progression personnelle « Boni-Boni » pourrait nous aider à nous approprier immédiatement ce qu’on fait de chouette. Pas de valeur de départ ni de valeur d’arrivée. C’est l’échelle de progression qui est importante. C’est la dynamique qui construira notre sentiment de mieux être. Il faut savoir que dès que ça commence, cela ne s’arrête jamais. La satisfaction induite par l’attitude bienveillante et éthique en est le combustible. Une fois que vous vous aurez octroyé les premiers points, l’estime que vous aurez de vous prendra son envol.
L’harmonie éthique serait donc la conscience personnelle d’être en accord avec soi. La bienveillance, la confiance en sont des éléments essentiels. Les conséquences sont immédiates :
Relation à soi.
Relation aux autres.
Place dans la Nature.
Augmentation de la satisfaction ( et donc diminution des insatisfactions)
Confiance et estime de soi à pouvoir donner de l’attention.
Détachement permettant de se soustraire de la résignation.
En conclusion provisoire, je voulais partager avec vous, ce sentiment extraordinaire que je vis aujourd’hui de me sentir appartenir à la planète, de sentir que tout ce que je fais même les gestes les plus simples participent à mon bien-être et ce faisant contribuent à la réalisation de mon entourage.
Vous l’avez compris si vous êtes déjà venus sur ce blog, ma quête depuis quelques années est d’intégrer la notion « Plaisir » dans les communications privées ou publiques nous enjoignant à nous mobiliser pour leurs causes humanistes et/ou écologiques.
Pour 2006, si tant est que vous l’acceptiez, je vous offre ce cadeau :
Quoi qu’il arrive vous êtes déjà quelqu’un de chouette ! A vous et à vous seul d’attraper cette petite chaleur intérieure à chaque occasion qui vous est donnée tous les jours pour être en « Harmonie Ethique » avec vous.
Pratiquement, cela signifie, que chaque fois que vous prêter attention aux autres, vous vous donnez un point ou deux, c’est vous qui voyez. C’est Boni-Boni. Vous êtes gagnant et votre entourage aussi. Ne sous évaluez pas les gestes anodins, genre laisser passer quelqu’un, tenir une porte, dire bonjour, voire arrêter de balancer un mégot ou une canette,…tout participe à être dans la dynamique éthique.
Que tout aille ! ( Comme ils disent dans mon coin )
Jean-Philippe.
Agoravox
12:55 Publié dans Philo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Jean-Phi président !
Que tout aille à toi aussi ;-)
Ecrit par : Emmanuel Delannoy | 21 décembre 2005
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